La web tv participative de proximité : nouveau modèle de communication territoriale

La communication territoriale connaît actuellement un véritable bouleversement. Elle n’est plus aujourd’hui l’apanage des acteurs publics ou économiques mais devient l’affaire des citoyens. Le développement des TIC et tout particulièrement des web TV participative de proximité est un véritable phénomène de société qui ouvre à la population un champ d’expression jusque là inattendu ! Petit tour d’horizon (non exhaustif) sur ces nouveaux médias…

Les web tv participatives de proximité permettent aux habitants de quartiers, de villages ou de pays ruraux de « s’approprier une partie de l’animation locale pour recréer du lien social ». Leur fondement même est de favoriser le développement local, de faciliter l’insertion professionnelle et de proposer un traitement des contenus plus adapté aux besoins de proximité. Le processus même de production des programmes prend alors une importance toute particulière, la diffusion devenant alors la concrétisation du travail effectué et une des motivations à l’implication de bénévoles dans la création de programmes. Ces télévisions ont souvent des périodicités adaptées au rythme de leur création par les habitants (par mois, par trimestre ou même par an).

tournage

Plus que des télévisions de flux occupant un canal ou une tranche horaire, il s’agit de «télévisions de rendez-vous » où chaque diffusion devient un événement. Enfin l’implication des citoyens dans ces télévisions permet une éducation à l’écriture et la lecture critique de l’image.

« Elles sont plus que des supports d’expression citoyenne »

Depuis de nombreuses années, les télévisions participatives de proximité ont accumulé un véritable savoir-faire. Les échanges d’expériences sont particulièrement importants. Ces nouveaux média dont le contenu peut être entièrement ou partiellement généré par l’utilisateur sont plus que des supports d’expression citoyenne, ils deviennent de puissants outils de communication territoriale au service des habitants, des acteurs économiques, associatifs, politiques, etc.

« Elle prépare les jeunes habitants du territoire à s’impliquer, comme acteurs à part entière, dans le fonctionnement de leur cité et donc, à acquérir une vrai conscience citoyenne. »

ziva le siteLa vidéo, présentant l’avantage d’être un média vivant, attractif, et perceptible par tous, est également utilisée pour ses qualités éducatives et pédagogiques auprès des futurs citoyens. « Ziva le Site ! » réalisé par le Conseil général d’Indre-et-Loire en partenariat étroit avec l’Inspection Académique, en est un bon exemple. Ce webzine d’information en ligne a pour ambition d’être, pour les collégiens de Touraine, un support d’information de proximité, d’échange de sensibilisation à la citoyenneté, mais aussi un outil « d’éducation au web » et à la vidéo en ligne. Le Zivaction invite les collégiens à réaliser leur propre clip vidéo. Par ce biais, l’occasion leur est donnée de proposer des projets innovants ou délirants  pour « rendre la vie plus belle ». Cette initiative prépare déjà les jeunes habitants du territoire à s’impliquer, comme acteurs à part entière, dans le fonctionnement de leur cité et donc, à acquérir une vraie conscience citoyenne.

« Souvent d’initiatives associatives, ces médias sont parfois totalement ou en partie fabriqués par l’habitant. »

Cette attractivité propre à la vidéo génère un effet fédérateur qui contribue à la construction ou au renforcement du lien social. Se réunissant autour de sujets qui les concernent directement, les habitants du territoire se sentent moins isolées. Souvent d’initiatives associatives, ces médias sont parfois totalement ou en partie fabriqués par l’habitant. En Seine-Saint-Denis par exemple, l’association Riv’Nord, créée par Patrick LAROCHE, réalisateur, chargé du développement, propose à la population intéressée de produire des actualités de façon “artisanale”. Chaque « artisan de l’information » est accompagné par le centre média local du département, qui propose des ateliers de formation aux outils de l’information et de la communication.

« Grâce à la vidéo en ligne, le message, fluide, se diffuse plus rapidement vers les élus qui ont le pouvoir d’agir. »

De plus en plus de territoires utilisent ce média pour entretenir un dialogue  plus durable, plus  individualisé et plus transparent avec la population. La web tv de la communauté d’agglomération de Montpellier par exemple, propose aux citoyens de déposer des questions aux acteurs du territoire, via une vidéo en ligne qu’ils enregistrent de chez eux, sur leur propre web cam, ou bien  en venant se faire filmés dans l’une des 11 maisons de l’Agglomération du territoire. agglotvChaque question ou requête, lancée comme une oraison jaculatoire hebdomadaire, donne lieu systématiquement à une réponse (également en vidéo) de l’interlocuteur public. Cette remarquable initiative semble connaître chez les montpelliérains un engouement particulier ! On peut également citer Canal Nord, la web TV des quartiers d’Amiens, mise en œuvre par l’association CARMEN. Le premier objectif de ce média est avant tout social. Il s’agit de permettre à une population fragilisée de s’exprimer, en priorité. Grâce à la vidéo en ligne, le message, fluide, se diffuse plus rapidement vers les élus qui ont le pouvoir d’agir.

Outil de médiation entre la population et les pouvoirs publics, la web tv participative de proximité favorise également les échanges entre les résidents temporaires, occasionnels, nouveaux arrivants et  les acteurs économiques, agricoles, culturels, etc… Couleur Cantal TV est une web TV locale associative qui met en valeur, par l’image, l’initiative locale dans le Cantal. Elle s’intéresse en particulier aux réalisations et projets en cours dans le domaine de la vie associative. Elle accompagne également l’action des collectivités locales et territoriales, des structures intercommunales, des compagnies consulaires et plus généralement de l’ensemble des acteurs du développement local pour la promotion du territoire et de ses habitants.

« L’attractivité d’un territoire dépend aujourd’hui de la façon dont ses habitants eux-mêmes en parlent. »

L’attractivité d’un territoire dépend aujourd’hui de la façon dont ses habitants eux-mêmes en parlent. Elle se construit de moins en moins à travers une vitrine commerciale qui en donnerait une image truffée de clichés.tabasco vidéo 1 L’association marseillaise Tabaso Vidéo lance en 2006 dans le quartier du Panier, le projet « 100 paroles ». Ce projet propose d’accompagner des groupes d’habitants du Panier à la réalisation d’une télévision d’expression locale construite par et pour les habitants du quartier. tabasco vidéoIl porte sur la découverte du quartier et de ses acteurs, dans une perspective passé/présent/futur. A travers ses reportages et ses plateaux télé, il est une source d’informations pratiques liées au territoire (transformation du quartier, logement, emploi, activités, santé…). Il s’attache, entre autres,  à valoriser la diversité des origines et l’apport des migrations sur le quartier. Tabaso Vidéo contribue à renforcer la fierté d’appartenance à un territoire, même s’il est territoire d’adoption. La web tv participative de proximité peut donc être un moyen de lutter contre le sentiment de déracinement et de revendiquer collectivement son identité culturelle.

Support d’expression très fédérateur pour les populations, ce média, répondant aux nouvelles pratiques de consommation de l’information sur Internet, est aussi perçu comme une source d’information fiable par le touriste.  En effet, l’internaute accorde une légitimité plus importante aux contenus générés par d’autres usagers.

La web TV participative de proximité permet aux citoyens d’apporter leurs regards, leurs analyses à l’ensemble de la société, de replacer le spectateur comme acteur et de redonner aux habitants le moyen de s’accaparer l’image de leur territoire. Elle est, par voie de conséquence, génératrice d’attractivité. Ne serait-elle pas un modèle démocratique par excellence pour la communication publique de demain ?

tvhomme

Carole MASSIAS

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Le grand Paris : vers une contribution financière collective ?

Le député UMP Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances à l’Assemblée nationale, propose d’augmenter la masse tarifaire et le versement transport.
Chargé de trouver les sources de financement des transports du Grand Paris, Gilles Carrez préconise une augmentation de la masse tarifaire de 2 points au-dessus de l’inflation et une augmentation du versement transport (VT) payé par les entreprises de 0,1 ou 0,2 point ….

http://www.lemoniteur.fr/147-transport-et-infrastructures/article/actualite/684004-grand-paris-augmenter-les-contributions-des-usagers-et-des-entreprises-pour-financer-les-transports

Marseille-Provence 2013 : la web TV ou la communication participative et citoyenne au service d’une capitale européenne de la culture.

Aujourd’hui, les villes françaises, inscrites dans un processus de métropolisation développent des dispositifs de communication de plus en plus sophistiqués pour affirmer une identité culturelle en mutation accélérée. La métropole Marseille-Provence, élue capitale européenne de la culture pour 2013, est un parfait exemple de l’utilisation active d’un dispositif innovant au profit d’un territoire en construction : la web TV.

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« Une importante mobilisation des web TV marseillaises au service des objectifs de Marseille-Provence 2013 »

Qu’elles soient associatives ou individuelles, officielles ou non officielles, il existe sur la toile une multitude de web TV valorisant Marseille et sa culture. Et pourtant, cette mise en lumière n’est pas une mince affaire étant donné les forts manques que cette ville devrait combler d’ici 2013 : rejet en masse par les marseillais du projet de constitution européenne, ce qui leur confère une image de « mauvais européens » ; activité culturelle faible ; chômage et délinquance élevés ; vétusté urbaine ; faible maillage des transports en commun.

Toutefois, les atouts et le potentiel culturel de Marseille sont nombreux (cité cosmopolite, cadre et climat exceptionnels, cultures marseillaise et méditerranéenne fortement ancrées etc.). Le soutien de l’Union européenne depuis 1995 a, de plus, permis le développement de nombreuses actions sociales, une requalification urbaine, une baisse du chômage et de la délinquance, un renforcement du lien social…

Le projet Marseille-Provence 2013 est une excellente opportunité pour permettre à ce territoire de mettre à profit ces grandes actions entreprises depuis bientôt 15 ans. Les exigences du projet étant de créer un rayonnement européen et international de la métropole, d’enclencher des effets durables (préparation de l’après 2013), d’en faire un projet citoyen (implication de l’habitant) et d’œuvrer pour le renouveau du territoire, il est intéressant de constater l’importante mobilisation des web TV au service de ces objectifs.

L’association « Marseille-Provence 2013 » fondée en 2007, par la ville de Marseille et par Marseille-Provence Métropole, en charge de la mise en œuvre et de la promotion du projet est dirigée par Bernard Latarjet, ancien conseiller de Jack Lang. Son conseil d’administration est composé de différentes institutions : ministère de la culture et de la communication, collectivités territoriales, établissements publics, monde économique, et universités.

Pour l’équipe communicante de « Marseille Provence 2013 », l’important est de considérer la communication dans son sens premier qui est de « partager », de « participer à quelque chose ». Communiquer est une manière d’être ensemble, de mettre en commun des idées et des personnes.

« La communication de Marseille 2013 est construite principalement sur une approche participative, encouragée par la pratique et dans laquelle les actions de mobilisation sont particulièrement privilégiées »

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C’est pourquoi la communication de Marseille 2013 est construite principalement sur une approche participative, encouragée par la pratique et dans laquelle les actions de mobilisation sont particulièrement privilégiées. Donnant la priorité aux médias numériques (création en 2008 de 2.013 Médialab, un projet média culturel participatif dans le prolongement du blog 2.013) l’équipe communicante du projet, encourage toutes sortes d’initiatives de professionnels et d’amateurs, pour la création de web TV au service de la capitale culturelle. Pour ne citer que quelques exemples…

Mativi-Marseille, mise en œuvre par Jacques Hubinet, réalisateur, directeur des « Films du Soleil » et… fils du chef machiniste de Marcel Pagnol, reprend globalement les grands objectifs du projet européen. Il donne avant tout la parole aux Marseillais à travers des interviews de personnalités, de professionnels et d’habitants et leur permet d’exprimer leurs espoirs pour l’avenir de leur ville.

La web TV associative TV2013 en partenariat avec le Réseau marseillais reprend les grandes orientations de Marseille 2013 sous un angle humoristique.

D’autres TV associatives sur la toile, sont quand à elles entièrement « éditorialisées » par les habitants des quartiers  dans le respect des règles en vigueur mais dans une liberté absolue d’expression.: Cinq et Six , 2 mars TV, Tabasco Vidéo,  O2zone TV … revendiquent une utilité sociale, culturelle, économique et démocratique.

La fierté qu’ont les habitants de la métropole d’appartenir à la culture Marseillaise se ressent sur la toile. Certains marseillais même participent au rayonnement international de la capitale européenne de la culture, en valorisant l’image de la France toute entière. Emanuel Josselin, étudiant à Sciences Po Aix-En-Provence, à crée sa propre web TV, Manu-TV. A travers une série de reportages vidéo, il invitent les français à redécouvrir leur pays en découvrant le Québec.

Territoires_touristiques

Marseille-Provence 2013 représente 130 communes, 2.253.000 habitants, 10 millions de touristes par an, 400 millions d’euros pour la culture. Elle s’étend sur un territoire géographique de 4600 km2 et son territoire numérique ne cesse de s’étendre grâce aux web TV qui fleurissent à vue d’œil sur la toile. La forte mobilisation des habitants dans la promotion de leur territoire à travers ce média semble être le signe que la communication participative et citoyenne est belle et bien enclenchée !

Carole Massias

Pour plus d’informations concernant Marseille-Provence 2013 : une interview de B. Latarjet

Vers un nouveau « pride building » francilien

Aujourd’hui, le phénomène de métropolisation des villes en France induit de nouvelles donnes sociales. Ces mutations territoriales obligent progressivement, le citoyen, l’entrepreneur, l’acteur politique, à reconsidérer ce qui fait l’identité du sol qu’il occupe.
Le projet Paris Métropole représente une formidable opportunité pour chacune des communes franciliennes de s’affirmer comme forces de proposition de l’offre touristique. L’occasion leur est donnée d’être elles-mêmes les moteurs d’une nouvelle dynamique économique, qui jusqu’à présent a toujours été dictée par Paris, ville phare.
Nous voyons bien, à travers l’incroyable développement de grandes métropoles sur la planète, à quel point le nouveau tourisme urbain est un fort moteur de croissance pour un territoire. Mais encore faut-il qu’une médiatisation homogène de ce territoire participe à la construction de son identité.
Or, on constate une hétérogénéité dans la représentation qui est faite de Paris Métropole via les différents médias, et notamment sur Internet.

Une métropole 2.0

La façon d’envisager la découverte d’une métropole est en étroite relation avec les attentes de la génération 2.0 habituée à surfer d’une information à une autre, et surtout de générer lui même l’information.
Le participatif  est également au cœur des nouvelles formes de tourisme urbain, tourné d’avantage vers les valeurs du territoire et allant de plus en plus à la rencontre des habitants.
C’est pourquoi la médiatisation de Paris Métropole doit principalement placer le touriste et l’habitant au cœur d’un dispositif participatif web 2.0. Un portail officiel Paris Métropole par exemple serait le média transversal par excellence permettant aux communes franciliennes de diffuser et de coordonner leurs offres touristiques ; aux habitants de valoriser les atouts de leur territoire ; et aux touristes de devenir les « gate keepers » de Paris Métropole !

Carole Massias

Le devenir du Grand Paris et les 10 projets d’architectes

Le devenir du Grand Paris, se dessine, entre autre, grâce aux 10 grands projets architecturaux qui ont été présentés le 28 avril 2009 suite à l’appel de Nicolas Sarkozy de « réaliser rapidement un projet d’exception pour l’aménagement de la capitale française ». Les dix cabinets internationaux ont présenté officiellement leurs projets de modernisation pour faire de la capitale française une métropole du XXIe siècle. Paola Vigano et Bernardo Secchi (Studio 08) résument très justement l’essence d’une métropole moderne : « une ville accessible qui permet tous les mouvements pour atteindre tous les lieux »[1]

 

Du 30 avril au 22 novembre 2009, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine[2] présente une exposition où les 10 projets sont révélés, expliqués, imagés et commentés par les architectes. Dans un long espace, en forme de chemin, sont installés différentes maisons où chaque cabinet présente sa vision des choses, en images, textes et paroles…

Les thématiques abordées sont :

–          l’identité – présentation – symboles

–          transports – déplacements – mobilité

–          urbanisme –densité – mixité

–          environnement – espaces verts – nature…

 

Cette exposition, destinée au grand public, a l’avantage de parler de l’origine des projets de l’agrandissement de Paris. Cette présentation permet de comprendre la genèse du projet. Une approche plus pédagogique expose les mots clés, comme métropolisation, aménagement du territoire et tous les concepts liés aux 10 projets. En guise conclusion, au bout du chemin, vous trouverez un espace convivial où sont projetés les interviews des architectes. Ils évoquent  leur vision de la métropole, le cheminement qui les amené à l’élaboration des projets, leur perception de l’environnement futur, du point de vue écologique, urbanistique  et de la mobilité. Leur vision de l’avenir métropolitain, bien que pouvant paraître un brin utopiste pour certains, met l’accent sur l’absolue nécessité de tenir compte de ces différents paramètres pour penser l’évolution de la métropole.

 

Pour une présentation plus complète des 10 projets voir :

http://www.legrandparis.culture.gouv.fr/

A la sortie de l’expo, un numéro de Le Moniteur est disponible qui présente les propositions des équipes d’architectes ainsi que les propositions classées par thèmes.

Retrouver aussi les premières photos de Destination Métropoles sur Flickr…

Anna


[1] « Grand Paris: les 10 équipes d’architectes débattent de leur projet » in Tribune de Genève du 17 mars 2009

[2]   Cité de l’Architecture et du Patrimoine, 1, place du Trocadéro, 75116 Paris

….et New York, alors ??

La tendance à vouloir comparer les grandes métropoles est naturelle et de bonne guerre. Pourquoi alors ne pas allez voir comment se font les choses  ailleurs?

C’est ce que nous nous proposons de faire …et New York, alors ??

Largement  éditorialisée et pour cause, la célèbre pomme  donne à parler à beaucoup de monde. Nous nous penchons sur les voix officielles et vous proposons  un survol  de sites web  de prescripteurs de cette destination incomparable  qu’est NEW YORK  : www.nycgo.com et www.iloveny.com .

 : L’Etat de New York

Le slogan qui a fait le tour de la planète a naturellement été pris pour singulariser le site officiel de l’office du tourisme de l’état de New York.  Il est fier dans sa démonstration d’accompagner l’internaute à la découverte pour le faire, lui aussi, aimer « The Big Apple ».

Le logo  à la source de nombreuses campagnes publicitaires et promotionnelles de l’Etat et de la ville de New York est un rébus créé par Milton Glaser consistant de la majuscule du moi (I), suivie par un symbole rouge du coeur, soulignés par les majuscules N et Y, mis dans un bloc arrondi. C’est en 1977que  William S. Doyle, le Commissaire Adjoint du Ministère du Commerce de l’État de New York a loué les services de l’agence de publicité « Wells Rich Greene » pour développer une campagne marketing pour l’État de New York. Doyle a aussi recruté Milton Glaser, un designer graphique productif pour travailler sur la campagne et concevoir, basée sur la campagne publicitaire de « Wells Rich Greene »un logo spécial. Le logo et la campagne publicitaire ont été utilisés pendant des décennies pour promouvoir le tourisme à l’État de New York – et pas seulement juste pour la ville de New York, comme on a tendance à le croire. Le logo ayant la marque déposée apparaît dans des magasins de souvenir et brochures et assure d’une certaine manière  le PARTOUT par sa présence partout dans l’état, certains autorisé, plusieurs non.

  PARTOUT apparaît par l’offre d’information sur Internet en 3 langues avec une adaptation très « update » pour chacune des versions « light » étrangères : français, allemand.

Une mise en avant de l’actualité du marché selon la version consultée permet d’authentifier le marché. L’ergonomie simplifiée à l’économie pour les deux versions étrangères qui bénéficient à ce titre d’un statut identique, se traduit par un lien direct fait avec le site en anglais pour une interactivité permanente, permettant d’alimenter en détail et en anglais, la recherche d’ »information plus poussée.

LE PARTOUT est sur ce site riche d’information avec une présentation très éclatée des grands quartiers(beaucoup plus que nycgo). L’invitation au retour vers la version anglaise pour tous les détails est omniprésente. Ceci traduit chez eux aussi l’esprit commercial américain du « vendre ». Le visiteur doit faire l’effort.

MAINTENANT

La clarté de présentation de grande fraîcheur invite à la visite. La visibilité, facilitée par la grande navigabilité offerte sur ce site, permet la découverte des sites, lieux, curiosités et « spéciaux » grâce à de nombreux visuels très pragmatiques. Le site fait œuvre de grande pédagogie avec des rubriques très prononcées et documentées (1ère visite, connaisseurs, etc.).  La navigabilité est particulièrement poussée à l’aide de « google map » à chaque page.

Très en vue sur la première page du site, le logo  donne à penser un certain sentiment d’urgence qui vient contrebalancer le côté bon enfant qui transparaît d’emblée sur cette page d’accueil. Cela souligne un atmosphère de dynamisme qui laisse à s’y méprendre  et faire croire que quelque chose se passe là, MAINTENANT, dans l’Etat de New York et qu’il faut y être tout de suite.

PLUS LONGTEMPS

L’offre d’individualisation du parcours à composer par soi-mêmefaite à l’internaute et futur visiteur, invite à se sentir « à la maison » . On fait comme chez soi, selon ses gouts, aspirations et envie du moment ; selon aussi son porte-monnaie. L’internaute a le temps de prendre son temps. Cette grande autonomie de visite avec personnalisation permet une mesure de fidélisation forte. L’internaute s’installe et s’arroge son espace, « sa maison internet » pour mieux y revenir par la suite..

Les grandes rubriques particulièrement fournies soulignent les « avantages » du voyage facilité. 

Tout est orchestré pour faciliter la préparation du voyage et permettre la programmation d’un séjour plus long :

En outre, et tout d’abord parce qu’il n’est pas nécessaire de lire ou parler anglais pour s’inviter dans cette ville foisonnante de vie et de découverte une nouveauté en français uniquement,  va nous aider à mieux nous imprégner de cette destination touristique attractive autant que déroutante. Qu’en dire ?? Quand les français vendent New york , ils le font remarquablement bien : www.NewYorkNetGuide.com

Clairement conçu, largement étoffé d’information très à jour et d’une très grande navigabilité ! Il permet l’organisation de son voyage de manière très rationnelle et pensée avec la rubrique New York Voyage. Ses rubriques à caractère pédagogique sont intéressantes  et concises. Dans son ensemble le site très attractif accroche vite et donne l’envie au voyage découverte; l’envie de s’y plonger plus longtemps. La rubrique guide donne au caractère New York maintenant tout son sens puisque l’on a l’impression d’être à New York,  de déambuler dans ses avenues.

En comparaison avec nycgo qui lui donne à choisir sur une véritable offre commerciale, qui là aussi nourrit très bien le concept de New York maintenant . Toutes les facilités pour consommer tout de suite . Les 9 grandes pages sont de conception identique, chose qui facilite largement l’automatisme et la la rapidité,  et donc la consommation immédite. Les rubriques sont toujours  directement accessibles avec une navigabilité très forte. Cette rubrique  répond au fameux « speak »  du commercial  qui tend à se rapprocher du consommateur.

Une aventure qui n’est pas unique puisqu’avec le même engouement  et sans doute avec encore plus d’expertise, ils proposent également sur le même principe une découverte unique de la ville de Paris avec le site www.ParisNetGuide.com .

 more to come …

Elise

Bibliographie métropolitaine et touristique

Ouvrages et articles sur la destination et le tourisme

 Caccomo /Solonandrasana L’innovation dans l’industrie touristique. Enjeux et stratégies,. L’Harmattan, coll.Tourismes et sociétés

 J.-P. Monteils, Consultant expert, Cabinet ITEC- Tourisme, source : www.oboulo.com

 Jean-Pierre Raffarin – fncdt.net Le livre blanc du tourisme et territoires- 2003

 Joseph Tomatis, « Anticiper les crises pour mieux relancer les destinations », in espaces n° 235, mars 2006.

 Anne-Marie Thibaut, « La ville destination culturelle », in Cahier Espaces n°39, p. 61

 Klaus Weiermair, Les cycles de vie des destinations touristiques, in Espaces n°235, Mars 2006.

 Presse/Revues :

 « La banlieue parisienne s’ouvre au tourisme », Espaces, N°216, juin 2004

« Le tourisme dans les économies des pays européens : des perspectives de croissance durable ? », Espaces, N°133, mai – juin 1995 

« La ville destination culturelle »,  Espaces, N°39

Interview d’Hèlène Sallet-Lavorel, chargée d’études tourisme à l’IAURIF (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile-de-France), Espace N°216, juin 2004

 

 Ouvrages et articles sur Paris et Paris Métropole :

 T. Baudouin, « Paris, alchimies d’une d’une métropole », , 2008

 P. Chemetov et F. Gilli, « Une région de projets : l’avenir de Paris. Un espace central recomposé, enjeu d‘un pari métropolitain » de La documentation Française, 2006,

 Bruno Marzloff Entretien Chronos, juin 2006, repris dans « Citybreak Le temps, c’est ce que vous en faites ! », de, Revue Espaces N°252, octobre 2007

 Olivier Mongin, « Les chantiers du Grand Paris »

F. Gilly et J-M. Offner « Paris Métropole, Hors les murs » de, SciencesPo. Les Presses, 2008

 J-M. Offner, « Le Grand Paris » de La Documentation Française, N° 942, novembre 2007

 Philippe Panerai « Paris Métropole. Formes et échelles du Grand-Paris », aux Editions de la Villette, 2008.

 « Paris 21e siècle », Atelier Parisien  de l’Urbanisme, Le Passage, octobre 2008.

 Presse /Revues

 Thierry Paquot « Paris n’est plus un mythe littéraire ou comment renouer avec un imaginaire parisien ? » de, Revue Esprit, octobre 2008

 Interview Jean-Bernard Bros par Claudine Chaspoul, « Paris ne doit pas devenir une ville-musée » Revue Espace N° 187, novembre 2001

 Didier Durand, président du MEDEF Ile-de-France, in Les Echos, 1er août 2003.

 Matthieu Deprieck « Grand Paris: Paris métropole, le syndicat qui monte, qui monte », par, publié le 17/03/2009 in lexpress.fr

 D. Béhar et P. Estèbe, « Faut-il un gouvernement en l’Ile-de-France ? », par Pouvoirs Locaux, n° 73, mai 2007,

 « Non, Paris n’est pas une belle endormie », Le Figaro, 08 novembre 2007

« Grand Paris les quatre chantiers capitaux », Le Figaro, 16 février 2009 

 « Le Grand Paris », J-M. Offner, La Documentation française, novembre 2007

« La Nouvelle Origine », Philippe Lemoine Entrepreneur, in blog de B. Delanoë

 « Christian Blanc : La Région capitale n’est pas le Grand Paris », LeMoniteur.fr du 19 mars 2008

Interview : « Le président (PS) d’Ile-de-France est contre le Grand Paris du comité Balladur », 20Minutes.fr, 14 mars 2009

 Communiqué de presse du Conseil économique et social régional d’Ile de France, 22 janvier 2009

 « Paris Projet. Regards croisés, métropoles européennes », Atelier Parisien  de l’Urbanisme, novembre 2008.

 « Les chantiers du Grand Paris. Aménager et gouverner un Grand Paris », Esprit, octobre 2008.

Interview : « Le président (PS) d’Ile-de-France est contre le Grand Paris du comité Balladur », 20Minutes.fr, 14 mars 2009

Article « Christian Blanc : La Région capitale n’est pas le Grand Paris », LeMoniteur.fr du 19 mars 2008

Christian Blanc in Le Figaro  du 26 mars 2009

 « Grand Paris: les 10 équipes d’architectes débattent de leur projet » in Tribune de Genève du 17 mars 2009.

Revue Territoires, septembre 2008 : dossier le mystère du Grand Paris

 Communiqué de presse de la Fevad du 11/07/2008

 Emerit  n° 57 – 1er trimestre 2009

 Ouvrages et articles sur autres métropoles

 Geralda de Almeda « Les paysages urbains de Fortaleza»,

 Lucrecia d’Alessio Ferrera, « Ver a cidade »,  S .P. Nobel, 1988

 E. W. Soja « The political organisation of space: Washington, D.C. », ,  Association of American Geographers, 1971

 John Ross, propos relayés par The Economist, The Rivals, Portraits croisés de Londres et de Paris, cité par F. Gilly et J-M. Offner dans « Paris Métropole, Hors les murs » chap. 2 : Inventaire avant travaux.